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Camino del Norte

 
Bayonne
 
Premier contact avec le Camino del Norte, Bayonne est la capitale économique du Pays Basque français. Un pays où les maisons rouges et blanches s'accrochent aux collines verdoyantes, et où l'océan toujours invite au voyage. Parmi les délicieuses spécialités basques que l'on peut déguster à Bayonne, il en est deux qui ravissent la vedette à toutes les autres : le célèbre jambon que l'on déguste depuis le Moyen-Âge bien sûr, mais aussi le chocolat, savoureuse tradition bayonnaise... Il existe également de nombreux endroits typiques, cidreries, bodegas, restaurants renommés… qu'il faut absolument découvrir pour comprendre, tout en excitant ses papilles, ce qui fait résolument de Bayonne une des villes les plus gourmandes du Pays basque.
Etape 1
Bayonne ↔ Saint-Jean-de-Luz
26 km
A partir de Bayonne, le Chemin longe quelques-unes des plus belles plages de la côte Atlantique et traverse des villages blottis autour de leur fronton de pelote basque. L'arrivée sur la baie de St-Jean-de-Luz avec la Rhune en sentinelle est un grand moment de cette première étape. Louis XIV vint y épouser Marie-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne en la magnifique cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Le ttoro, soupe de poissons, est une spécialité de Saint-Jean-de-Luz, le merlu Koskera, ainsi que le gâteau basque, font également partie des traditions culinaires de la région.
Etape 2
Saint-Jean-de-Luz ↔ Irún
15,9 km
Irun

 

Après Saint-Jean-de-Luz c'est Ciboure puis Urrugne, le chemin quitte le bord de mer. Quelques côtes annoncent le relief espagnol des prochains jours. A la sortie de Hendaye, le pont international Saint-Jacques sur la Bidassoa, frontière naturelle entre la France et l'Espagne, marque la fin de l'étape. D’importantes voies routières et ferroviaires naissent en ce lieu qui sert de référence depuis le Moyen Âge aux pèlerins qui rêvent de gagner Saint-Jacques de Compostelle.
Etape 3
Irún ↔ San Sebastián
24,5 km
Cette étape est une synthèse parfaite des constantes tout au long du trajet en Espagne: cordillères montagneuses bordant la mer, comme dans le cas de Jaizkibel ou d’Ulía; embouchures de fleuves et de rivières à franchir, comme celle de la ria de Pasaia; sentiers avec d’excellentes vues sur le littoral, localités marines comme Fontarabie et comme couronnement, Saint-Sébastien, la capitale de Guipúzcoa, l'une des trois provinces de la Communauté autonome basque, ville au charme naturel incomparable choisie jadis comme lieu de villégiature par des rois et des reines.
Etape 4
San Sebastian ↔ Zarautz
22,3 km
Zarautz

 

Une fois qu’il quitte San Sebastian, le Chemin retrouve son visage rustique à travers les trois monts successifs d’Igeldo, Mendizorrotz et Kukuarri, qui accompagnent le voyageur pendant une quinzaine de kilomètres jusqu’à la localité autrefois baleinière d’Orio. Le parcours de cette cordillère dénudée offre à nouveau de magnifiques vues sur la mer. Ici, les fermes solitaires, quelques élevages et les sentiers luttant contre la végétation sont la norme. Orio est une autre de ces localités qui jouissent des plus anciennes lettres de créance jacquaires, avec un vieux quartier en pente prononcée et une autre embouchure qu’on peut franchir cette fois grâce à un pont. À mesure que la Route Jacquaire se rapproche de Zarautz et monte par la colline de Talaimendi, on voit apparaître les vignes qui produisent l’ “or blanc” de la côte de Guipúzcoa: le txakoli. Prochain arrêt: Zarautz, autre perle touristique du littoral, avec une des plages les plus appréciées des baigneurs et des fans de surf.
Etape 5
Zarautz ↔ Deba
26 km
Deba

 

Le Chemin se poursuit à travers monts, sans perdre de vue les eaux de la mer Cantabrique et avec des haltes dans les principaux ports de pêche de Guipúzcoa. L’étape démarre et s’achève dans des sites maritimes typiques, avec une petite parenthèse – la colline d’Itziar– pour se familiariser avec le Pays Basque rural typique des jours à venir. Les douces collines des journées précédentes cèderont le pas à des itinéraires plus abrupts, creusés au gré des rivières et des fl euves qui débouchent quelques kilomètres plus loin au nord. Getaria comme Deba ont servi dans l’Antiquité d’importante porte d’entrée aux pèlerins qui venaient par la mer et continuaient à pied par le chemin du littoral. Les symboles religieux ne manquent pas non plus, objets de culte depuis des siècles aussi bien des fidèles autochtones que des visiteurs qui arrivaient au sanctuaire d’Itziar, séduits par les histoires qu’ils avaient entendues raconter sur sa vierge noire, l’une des plus anciennes et des plus vénérées de Guipúzcoa.
Etape 6
Deba ↔ Markina
22,8 km
Markina

 

La vision du fleuve Deba se fondant dans la mer sera la dernière image du littoral basque que l’on pourra contempler jusqu’à la frontière de la Cantabrie. À partir de maintenant, le Chemin dévoile un autre visage du Pays Basque Espagnol: montagneux, boisé, plongé dans la pénombre, beaucoup plus exigeant et, en même temps, unique et beau. Il est possible de choisir entre le Chemin de Sasiola et l’alternative du Calvaire pour arriver à Aparain, où les deux sentiers se rejoignent pour mettre le cap sur le mont Arno. Cette section se caractérise par ses pinèdes touffues, ses chemins vicinaux et une atmosphère qui invite à la solitude. Rares sont les parties du Chemin qui sont aussi écartées de la civilisation, en contact direct avec la nature. Le sentier abandonne définitivement le littoral de Guipúzcoa pour se submerger dans la Biscaye rurale et aboutir à la majestueuse ville de Markina.
Etape 7
Markina ↔ Guernica
25 km
Peu de départs sont aussi stimulants que celui qui se présente à la sortie de Markina. D’abord, le village idyllique de Bolibar puis, un monument religieux unique en Biscaye : la Collégiale de Ziortza, témoin depuis neuf siècles du passage des pèlerins. À partir de maintenant, le paysage basque par excellence prédominera - fermes, pâturages et petites concentrations de maisons autour d’une église. La Maison du Parlement et le chêne historique de Gernika seront la meilleure récompense qu’on puisse imaginer pour conclure cette journée.
Etape 8
Guernica ↔ Lezama
21,3 km
Lezama

 

La proximité d’une autre grande capitale basque, Bilbao, éveillera l’intérêt de ceux qui, peu à peu, verront comment le paysage perd son caractère rustique et commence à être domestiqué par la main humaine. Après avoir quitté Gernika, les villages historiques de Biscaye, associés à la tradition séculaire des fueros et aux anciennes relations commerciales entre cités, commencent à se succéder.
Etape 9
Lezama ↔ Bilbao
11,5 km
bilbao

 

Malgré la domestication du paysage - plus palpable dans le Txorierri–, les variations altimétriques ne touchent pas encore à leur fin et, après avoir franchi les collines de Pozueta et Aretxabalaga, la chaussée de Zamudio mène jusqu’à la cime d’Iturritxualde, dernière ascension avant d’arriver à Bilbao. La capitale de la Biscaye est populairement connue comme le ‘Botxo’, en référence au ‘trou’ dans laquelle elle se situe, encastrée entre les montagnes.
Etape 10
Bilbao ↔ Portugalete
19 km
À partir de Bilbao, le Chemin traverse des paysages très différents de ceux des premières étapes. Jusqu’à Portugalete, les forêts les plus communes seront celles en ciment; les sentiers, goudronnés et dallés; et les sons qui vous accompagneront, ceux de la circulation et de la ville moderne. Juste après la traversée de la capitale de la Biscaye, on monte le mont Kobeta, qui ceinture la ville au sud et offre une vue d’ensemble édifiante sur la vallée du Nervión. La croissance spectaculaire expérimentée par cette partie du Pays Basque Espagnol depuis la fin du XIXe siècle a eu un impact sévère sur l’environnement que connurent jadis les anciens pèlerins. Un itinéraire alternatif au Tracé Historique, plat et plus court de 6 km, se prend à partir de la cathédrale et passe par le Guggenheim, longe la rive droite de la ria et traverse le Pont de Biscaye, oeuvre de génie civil déclarée Patrimoine de l’Humanité.
Etape 11
Portugalete ↔ Kobaron
16,8 km
Kobaron

 

La mer Cantabrique pointe à nouveau à l’horizon. Après avoir contemplé le coeur vert du Pays Basque Espagnol et le récent coup d’oeil à son âme industrielle, le Chemin abandonne la Biscaye pour retrouver le sel marin. Le parcours de cette dernière étape basque se déroule sans grandes surprises sur une agréable voie cyclable qui démarre de Portugalete, traverse Zierbena et aboutit à la plage de La Arena. En passant par Ortuella, vous avez la possibilité de quitter la piste cyclable et d’entrer dans le quartier historique de la cité, pour reprendre le chemin par la suite. Une fois passée Pobeña, le Chemin du Nord réserve l’une de ses meilleures sections : le tracé récupéré de l’ancien train minier qui transportait la marchandise jusqu’au quai de La Arena. Aujourd’hui seuls subsistent son souvenir et de magnifiques vues sur la ligne du littoral où évolue cette Voie Verte.
Etape 12
Kobaron ↔ Castro Urdiales
17 km
Le Chemin, en venant de la localité biscaïenne de Kobaron, fait son entrée en Cantabrie par El Haya, à Ontón. Cette première étape en Cantabrie traverse un paysage de vallées destinées aux pâtures et de monts profondément marqués par les traces des exploitations de la Compagnie Minière de Setares. Installations minières, colonies et restes de voies ferrées parsèment un territoire que se partagent prairies, étables et élevage bovin, offrant une image unique de modes de vie qui ont marqué durant des siècles cette partie de la Cantabrie.
Etape 13
Castro Urdiales ↔ Liendo
23 km
Liendo

 

Après avoir abandonné la ville de Castro Urdiales et ses vestiges d’un glorieux passé associé au commerce maritime et à la pêche, le Chemin se poursuit, presque collé au littoral, par l’étroit couloir côtier qui se dessine entre les versants du Mont Cerredo et les falaises. Le paysage de cette partie du Chemin était resté intact depuis des siècles, avec ses petits villages et hameaux épars dont les habitants se consacraient pour la plupart à l’élevage, profitant des pâturages de montagne de la région. La construction de la Double Voie et la croissance de la population de ces dernières années l’ont transformé mais n’ont pas réussi à éliminer ce caractère si particulier à cette portion de territoire aussi belle que rude.
Etape 14
Liendo ↔ Santoña
12,5 km
Cette partie du trajet se déroule à travers des zones d’une beauté naturelle unique et à la géographie capricieuse, dans laquelle en quelques kilomètres seulement, les pitons calcaires escarpés qui entourent le “poljé” de Liendo laissent place aux immenses étendues de sable de Laredo et aux marécages de l’embouchure de l’Asón. Ceux-ci, qui forment la plus grande partie du “Parc Naturel des Marais de Santoña, Victoria et Joyel”, sont l‘un des refuges d’oiseaux aquatiques les plus importants du Nord de l’Espagne. Dans cette étape aussi, la géographie humaine présente de grands contrastes, passant des élevages et des exploitations agricoles de Liendo à l’atmosphère marine de Laredo et Santoña. À Colindres, où les deux mondes se rejoignent dans ses deux différentes parties, celle du haut et celle du bas, on traversera la ria par le pont tournant ou “de Treto”, oeuvre de l’école d’Eiffel qui vint remplacer la vieille barque qui transportait sur l’autre rive les marchandises et les personnes, y compris bien sûr les pèlerins de Saint-Jacques.
Etape 15
Santoña ↔ Güemes
20,6 km
Güemes

 

Dans toutes les localités traversées sur le Chemin de Santoña à Güemes, on assiste à une lutte entre l’attachement aux traditions, au monde de l’élevage et de la campagne- sous l’oeil vigilant des vieilles tours seigneuriales, immuables depuis des siècles-, et la modernité qui a surgi dans ce recoin de Cantabrie sous la forme de nouveaux lotissements. Mais l’essence de la Trasmiera rurale garde toute sa vigueur tout au long du trajet.
Etape 16
Güemes ↔ Santander
11 km
Deux options se présentent dans cette étape pour quitter Trasmiera et gagner Santander: traverser la Baie en bateau, par Somo; ou bien la contourner à pied par le sud, en traversant la rivière Miera à Solares et la ria de Solía à La Concha. Si on choisit cette seconde option, on abandonne peu à peu le paysage plat de l’ouest de Trasmiera pour progresser en bas de la haute cordillère de Peña Cabarga, probablement le mont “tout en fer” de Pline l’Ancien qui selon lui se trouvait en Cantabrie. Au fur et à mesure qu’on se rapproche de El Astillero, le Chemin traverse des paysages marqués par l’empreinte indélébile de l’activité minière de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la plus impressionnante de toutes étant sans doute la couleur rouge de la terre et de l’eau des rias.
Etape 17
Santander ↔ Mogro
24 km
Mogro

 

La rencontre d'un premier grand fleuve : le Pas, infranchissable à pied, caractérise cette partie du trajet et a obligé pendant des siècles les voyageurs et les pèlerins, face à l’absence de barques, à bifurquer vers le sud à la recherche des ponts.
Etape 18
Mogro ↔ Santillana del Mar
21 km
Les références au Chemin agrémentent cette étape où l’empreinte de l’histoire est restée imprimée à jamais sous forme de grottes préhistoriques, de châteaux médiévaux, de ponts de l’Époque Moderne ou de fortifications de la Guerre Civile.
Etape 19
Santillana del Mar ↔ Comillas
24 km
À Santillana del Mar, cité du “Caprice de Gaudi”, le Chemin rejoint l’itinéraire qui, par les vallées du Besaya, du Camesa et du Pisuerga, connecte avec le Chemin des Francs, convertissant la localité en une plateforme de communications jacquaires de premier ordre. En la parcourant, il n’est pas nécessaire de faire de gros exercices d’imagination pour se sentir comme si on était revenu à la fin du Moyen Âge ou au commencement de l’Époque Moderne. Les mêmes rues empierrées qui résonnèrent des pas de ceux qui se reposèrent alors dans divers hôpitaux pour “pèlerins de passage” contemplent aujourd’hui le pèlerin qui suit leurs pas. D’ici, le Chemin continue vers l’ouest, tout près de la côte, en serpentant à travers les petites vallées littorales, où les prairies et les collines boisées se fondent quasiment avec une mer qui bat les falaises. Les tours baroques de l’église de Cigüenza et les pinacles néogothiques de l’abbaye, ainsi que l’église de Cóbreces, jalonnent l’étape, points de repère encore visibles.
Etape 20
Comillas ↔ San Vicente de la Barquera
11,5 km
Entre Comillas et San Vicente de la Barquera, l’étape se déroule intégralement à travers le Parc Naturel d’Oyambre, 5.800 hectares de terrains protégés d’une grande richesse écologique. Le paysage alterne les prairies et les marécages typiques des bras de mer - marais de Zapedo et Rio Turbio dans l’embouchure de La Rabia, et ceux de Rubín et de Pombo dans la ria de San Vicente - et des plages spectaculaires, comme celles de La Rabia, Oyambre et Merón, entre autres. Le voyage à travers la réserve, sert, en dehors de son intérêt associé à la nature, de transition entre deux ensembles monumentaux bien distincts et uniques en leur genre: entre le cosmopolitisme moderniste de Comillas, représenté par El Capricho, l’Université et le Palais de Sobrellano; et l’image marine et médiévale de San Vicente, avec ses maisons de pêcheurs, son église gothique et son château construit à même la roche. C’est dans cette dernière localité qu’aboutit l’embranchement du Chemin qui, à travers Liébana, traverse la Cordillère Cantabrique à la recherche du Chemin des Francs.
Etape 21
San Vicente de la Barquera ↔ Unquera
16 km
Unquera

 

Pour sa dernière étape en Cantabrie, le Chemin abandonne à la sortie de San Vicente de la Barquera la ligne parallèle à la côte pour s'enfoncer à l'intérieur. Il traverse un paysage encaissé avec de petites prairies couvrant des versants et des monts calcaires, la plupart boisés.
Etape 22
Unquera ↔ Llanes
23,1 km
Llanes

 

Le Camino del Norte pénètre dans les Asturies par le pont sur la Ría de Tina Mayor, où la rivière Deva donne ses derniers soubresauts avant de se jeter dans la mer. Les communes de Ribadedeva et Llanes sont un merveilleux exemple du phénomène de l’émigration au Mexique et à Cuba. De grandes bâtisses bien particulières et de superbes bâtiments d’indianos nous accompagnent tout le long d’une étape dans laquelle nous trouverons des rivières, des plages, des falaises et une côte verte et calcaire. C’est un grand spectacle que de contempler les bufones (bouches d’aération percées par la mer dans la roche du littoral), d’admirer les peintures rupestres dans la Grotte du Pindal (Pimiango) ou de s’approcher de l’idole préhistorique de Peña Tú (Puertas).
Etape 23
Llanes ↔ Nueva
18,6 km
Nueva

 

Le long de cette étape, une autre chaîne montagneuse se dresse: la Sierra del Sueve. De vastes plages de sable doré et des roches calcaires les plus variées sont présentes sur la côte qui suit, en parallèle, le chemin dominé par le vert.
Etape 24
Nueva ↔ Ribadesella
13,5 km
A Ribadesella/Ribeseya, le chemin retrouve la côte avec le vaste estuaire de la Sella. Si vous disposez de temps, la grotte préhistorique de Tito Bustillo, “cathédrale” mondiale de l’art paléolithique, mérite d'être découverte.
Etape 25
Ribadesella ↔ La Isla
18 km
La Isla

 

Cette étape, qui arrive jusqu’à La Isla, est un parcours typiquement côtier. Le Chemin passe par des prairies et des bords de falaises, toujours protégé par l’ombre agréable d’El Sueve. Dans ce massif sont conservés de nombreux exemplaires d’Asturcons, le cheval originaire des Asturies. Les villages et les Hameaux de la région sont un paradigme de la marine du centre et de l’est des Asturies.
Etape 26
La Isla ↔ Villaviciosa
20,7 km
Le chemin passe ici loin du littoral, traversant des vallées de la marine intérieure à travers une campagne apaisante. Monts, plaines fertiles, rivières et ruisseaux, ainsi que petits et grands monuments dans lesquels survit le battement de l’histoire du Chemin, se succèdent au passage. Des villages et des hameaux avec des greniers à grains sur quatre piliers jalonnent les monts et les vallées de la Commune de Villaviciosa, où l’on peut trouver d’anciens moulins hydrauliques dans les rivières.
Etape 27
Villaviciosa ↔ Gijón
24 km
Gijón

 

Sur la route vers la ville côtière de Gijón/Xixón, le chemin traverse des villages comme Pion, avec son église paroissiale Santiago, et Deva, qui conserve des ruines d’une église préromane. En arrivant à Gijón, la plus grande des villes asturiennes, le quartier résidentiel de Somió vaut le détour, puis, après avoir traversé la rivière Piles, nous pourrons parcourir la superbe plage de San Lorenzo au bout de laquelle se trouve la ville ancienne et le quartier de Cimadevilla.
Etape 28
Gijón ↔ Avilés
24 km
Avilés

 

Cette étape part de la plus grande ville des Asturies pour arriver à la troisième agglomération de la Principauté, Avilés. Les quartiers d’El Natahoyo, Cuatrocaminos et La Calzada de Xixón marquent le début de la route. Le chemin continue par El Monte Areo, entre les communes de Gijón/Xixón et Carreño, dans lequel une remarquable nécropole tumulaire contient des éléments funéraires datant d’entre cinq mille et trois mille ans dans le cas des dolmens. L’entrée à Carreño se fait par le mont La Llana. Le long du Chemin, nous traversons des villages et des hameaux avec des greniers à grains sur quatre piliers dans le style propre à cette commune et nous trouvons d’anciens palais et églises sur tout le tracé. A Avilés, sur un terrain jouxtant l'estuaire, se situe le "Centro Cultural Niemeyer", conçu par l'architecte éponyme, qui intègre diverses manifestations artistiques.
Etape 29
Avilés ↔ Muros de Nalón
20,3 km
Muros a reçu ce nom par allusion aux ruines d’une ancienne construction romane, aujourd’hui disparue, qui occupait la partie où se trouve actuellement l’église paroissiale. Muros de Nalón a de magnifiques miradors sur la mer. Depuis Espíritu Santo, situé sur la falaise, on aperçoit une vue allant de Cabo Peñas à Cabo de Vidio. Cette commune compte de nombreuses plages très calmes et d’une grande beauté.
Etape 30
Muros de Nalón ↔ Soto de Luiña
16,5 km
De magnifiques plages et de petites montagnes bordent les deux côtés du Chemin jusqu’à Soto de Luiña. Dans ce petit village se trouve un des meilleurs ensembles du baroque asturien, formé par l’Église Paroissiale Santa María (XVIIIe siècle), avec ses cinq retables baroques, et le Rectorat, un des anciens hôpitaux du Chemin de Compostelle.
Etape 31
Soto de Luiña ↔ Cadavedo
23,5 km
Cadavedo était un des principaux ports baleiniers des Asturies. Le village se trouve dans un environnement d’une grande beauté naturelle, près du Campo-Ermitage de la Regalina où a lieu, tous les ans depuis 1931, un des plus typiques pèlerinages des Asturies attirant une multitude de personnes le dernier dimanche d’août. Le village de Cadavedo se distingue par ses superbes grandes bâtisses des indianos, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.
Etape 32
Cadavedo ↔ Luarca
16,6 km
Luarca

 

A l’origine, cette vieille cité médiévale était un petit port baleinier qui subsista jusqu’au XVIIe siècle. La ville est divisée en différentes zones: anciens quartiers médiévaux comme La Pescadería, La Carril et le Cambaral, entourant le port ; et vers l’intérieur, la Luarca bourgeoise du XIXe siècle avec ses palais.
Etape 33
Luarca ↔ A Caridá
29,5 km
Le paysage de cette section du chemin vers A Caridá/La Caridad offre des plages superbes et un patrimoine architectural riche. La plage de Barayo et son environnement donnent une image de la nature à l’état pur. La ria de Navia exerce une empreinte magnifique et singulière dans la région. C’est à Navia que l’on peut déguster la venera, dessert traditionnel aux amandes créé en souvenir des pèlerins (venera signifie coquille Saint Jacques). Sur la route surgissent des villages de pêcheurs pleins de charme, comme El Porto/Viavélez.
Etape 34
A Caridá ↔ Ribadeo
20 km
Ribadeo

 

Le Camino de Norte finit avec cette étape sa traversée des Asturies pour entrer en Galice. Le splendide paysage continue, parsemé de petites cales, de jolies prairies ouvertes sur l’Atlantique et de villages de pêcheurs pleins de charme, avec leurs rues étroites et raides. Peu après A Caridá, au niveau de Valdepares, on peut visiter le castrum de Cabo Blanco, un des plus étendus des Asturies qui offre des vues spectaculaires sur la côte. C’est à Tol que l'on prend à droite vers Figueras, à partir de laquelle, on traverse la ria en barque jusqu’à Ribadeo, qui nous fait entrer en Galice et nous offre une plage parmi les plus belles au monde: la Playa de las Catedrales.
Etape 35
Ribadeo ↔ Lourenza
28,8 km
Le chemin, quittant la côte pour descendre vers Santiago de Compostella, monte et descend, à travers des forêts d'eucalyptus et de pin, pour aboutir à Lourenzá. Ce grand village est né et s’est développé à l’ombre de son grand monastère, celui de San Salvador, considéré comme l’un des plus beaux de Galice.
Etape 36
Lourenza ↔ Abadín
26,5 km
Abadín

 

L’ascension la plus dure de tout le Chemin du Nord à travers la Galice se trouve dans cette deuxième section. En réalité, on ne marchera sur le plat que pendant quelques centaines de mètres, dans la vallée où s’étire Mondoñedo; tout le reste monte ou descend. Il s’agit donc d’une étape épuisante. On remarquera la traversée du hameau d’Arroxo, à côté d’un impressionnant castrum, puis le passage sous un grenier à pilotis à côté de la chapelle Nosa Señora de Guadalupe. À Mondoñedo, on pourra goûter un gâteau artisanal au cheveu d’ange unique dans le monde entier. C’est dans cette ville aussi que trouva la mort le maréchal Pardo de Cela, qui dans les derniers sursauts du Moyen Âge, s’était converti en leader et symbole de la résistance de la Galice face au pouvoir central.
Etape 37
Abadín ↔ Vilalba
18,8 km
Vilalba

 

Après Abadín vient la longue plaine. Le Chemin s’introduit dans A Terra Chá (dont la traduction serait précisément la terre plate), l’une des rares plaines qu’on peut trouver en Galice. On remarque la chapelle Fátima avec son calvaire, avant d’arriver à Vilalba, où se dresse une imposante tour qui appartint à la famille autrefois puissante des Andrade.
Etape 38
Vilalba ↔ Baamonde
20,6 km
Le Chemin commence à descendre, imperceptiblement toutefois. Prairies, bosquets, recoins tranquilles, absence de noyaux de population … Telle est la teneur du Chemin dans sa descente vers le sud. Baamonde est un village typiquement né d’une croisée de chemins. Le principal intérêt est son église, aux incontestables racines romanes - sa construction débuta au IXe siècle ; son unique nef, de plan rectangulaire, est du XIIe et la chapelle majeure, du XVIe - accompagnée d’un calvaire et d’un arbre creux.
Etape 39
Baamonde ↔ Miraz
17 km
Miraz

 

Un voyageur écrivait à propos des deux étapes suivantes: “Lorsqu’on quitte la route nationale, on entre dans le néant et ça continue jusqu’à Sobrado dos Monxes”. Et il ne se référait pas à l’absence de la nature, mais à son omniprésence. Parce que c’est exactement cela qui la défi - nit. On ne peut même pas dire qu’on traverse de petits hameaux: il n’y en a pratiquement pas, seulement, comme dans toute la Galice, quelques maisons dispersées ici et là et dans une densité bien moindre que l’habituelle dans le nord-ouest de l’Espagne. Le Chemin ne passe pas très loin de l’église Santa Leocadia de Parga; si vous avez le temps un petit détour est conseillé (après le minuscule hameau de Raposeira).
Etape 40
Miraz ↔ Sobrado
26 km
Sobrado

 

Le Chemin laisse derrière lui Miraz en passant sur d’énormes blocs de granit incrustés dans la terre. 85 kilomètres à peine nous séparent de Compostelle. Le Chemin d’abord piste se transforme par après en une route beaucoup plus large, le goudron devenant la principale caractéristique de cette étape, dont la première partie se déroule dans la province de Lugo et la seconde, dans celle de A Coruña. Une lagune annonce l’arrivée à Sobrado dos Monxes, une localité qui est née et a grandi à l’ombre d’un grand monastère consacré à Saint Sauveur au Xe siècle puis à Sainte Marie plus tard. Il fut au Moyen Âge le plus important de toute la Galice. Reinvesti au XXe siècle, il sert de centre de culture, de retraite et de logement pour les voyageurs.
Etape 41
Sobrado ↔ Arzúa
23,1 km
Arzúa

 

Dernière ligne droite du Chemin et ce dans les deux sens du terme: d’abord parce que le Chemin du Nord est sur le point de fusionner à Arzúa avec le Chemin des Francs, et ensuite parce qu’à partir de Boimorto, les virages se font rares. Dans les derniers kilomètres, on traverse un joli hameau, O Viso. Puis on entre dans Arzúa, avec son petit parc “los jardines” où se donnent rendez-vous à la nuit tombante les pèlerins en provenance des deux Chemins de pèlerinage. Presque à coup sûr, un habitant du village vous mentionnera qu’Alonso Pita da Veiga, qui en 1525 fit prisonnier le roi français François Ier durant la bataille de Pavie, était originaire d’ici. À remarquer aussi qu’Arzúa est la capitale de la production du fromage à appellation d’origine Arzúa-Ulloa.
Etape 42
Arzúa ↔ O Pedrouzo
17,4 km
Le Chemin a traversé jusqu’à présent des zones fondamentalement rurales, il se rapproche maintenant de la route goudronnée, mais seulement en parallèle. Le trajet se poursuit en montant doucement et à l’ombre pour descendre ensuite imperceptiblement, avec la route principale à une centaine de mètres. À certains endroits, il faudra la traverser avec beaucoup de précaution car il n’y a ni feux ni passages pour piétons. Des maisons éparpillées, un paysage rural, une atmosphère paisible, un bois touffu…et voici Pedrouzo, le chef-lieu de la commune d’O Pino.
Etape 43
O Pedrouzo ↔ Santiago de Compostela
20 km
En descendant tout doucement, le Chemin arrive peu à peu à Amenal –un petit tunnel protège le pèlerin qui cette fois n’est pas forcé de traverser la route - et entreprend de monter vers Lavacolla. Le contournement de l’aéroport de Saint- Jacques-de-Compostelle nous conduit à l’accueillant sanctuaire de San Paio, puis à la nouvelle église de Lavacolla, située à côté d’un agréable kiosque à musique; l’endroit est parfait pour reprendre haleine et comme le veut la coutume, on s’arrête sur les marches de l’escalier de l’église. À partir d’ici commence la descente finale sur le côté gauche d’une route peu fréquentée et par un sentier étroit qui oblige à marcher en file indienne. On devine Saint-Jacques-de-Compostelle.

  

Camino del NorteLe Chemin du Nord flirte, sur ses 878 km des Pyrénées à la Galice, avec les plages, les falaises et les villages du littoral sur près de 80% du trajet, jusqu’à Ribadeo, dans la province de Lugo.

Les beaux villages de pêcheurs, les caps qui pénètrent vaillamment dans la mer ou les fermes et les maisons des Indianos, presque toujours accompagnées de leur paire de palmiers venus d’outre-Atlantique, ne manqueront pas en chemin.

En plus de la beauté du Chemin et de l'accueil de ses habitants, on n’oubliera pas les excellences gastronomiques qui ont de tous temps accompagné la mer Cantabrique et on pourra déguster dans les villes marinières qui jalonnent le Chemin du Nord de délicieux plats de poissons et de fruits de mer frais.